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marche dans les pas de Guillaume Benon
Pur produit de la formation, Lilian Lorthiois
marche dans les pas de Guillaume Benon


Ils ont la particularité d’être tous les deux de purs Wasquehaliens. En 2003, quand l’Entente réussit son dernier grand fait d’armes avant Auxerre en Coupe de France face à Monaco, Guillaume Benon était capitaine de l’Entente, alors en Ligue 2. Passé par toutes les étapes de la formations à l’ESW, "Guigui" faisait briller les yeux du jeune Lilian, dont l’histoire avec Wasquehal ne faisait pas que commencer. Dimanche, comme face à Auxerre, ils seront alignés au sein de la même équipe face au LOSC. Deux hommes, deux générations, avec les mêmes racines sacrément ancrées dans le sol.

« L’Entente, j’ai commencé à y jouer à l’âge de trois ans, même s’il ne faut pas le dire, confie le milieu offensif tout juste âgé de 19 ans. Ce match contre Monaco, je l’ai vécu dans les tribunes avec les Ultras wasquehaliens, même si Monaco était alors mon équipe préférée. Sous mon maillot jaune, je portais celui de l’ASM ! Après le match, j’ai même pu aller dans les vestiaires, je me souviens que Didier Deschamps ne voulait parler à personne ! »

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Lilian en plein slalom face à Auxerre.
Photo Thierry Lamandin

Ce jour-là, Lilian ne pouvait pas imaginer que huit ans plus tard, il se retrouverait sur la même pelouse pour un rendez-vous encore plus fou que seule la Coupe de France peut engendrer. Mais quoi de plus normal quand les gènes font tout simplement leur boulot. Son papa (Joël, qui rime avec fidèle), gardien spectaculaire, garda les cages de l’ESW au début de sa grande ascension, de Régionale à DH, et fut le témoin de l’arrivée au club des frères Docquiert.
« Trois de mes frères ont aussi joué à l’Entente, jusqu’en 18 nationaux. Moi, je traînais tout le temps au club et j’étais le seul de la famille à ne pas jouer gardien de but. »

Après un départ avorté pour Lens en benjamins pour problèmes de croissance aux genoux, Lilian poursuivit son bonhomme de chemin à Wasquehal avant d’être recruté par le LOSC à l’âge de 16 ans. « J’ai fait l’ouverture de Luchin et j’ai joué avec les 16 ans nationaux une saison, puis ils ne m’ont pas gardé et je ne sais toujours pas pourquoi. »

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Guillaume Benon, aux anges !
Photo Thierry Lamandin

De retour au bercail, "Lili" retrouva les joutes nationales avec les 18 ans de Jean-Marc Hottin et, alors en première année, finit la saison sélectionné pour les cinq dernières journées de CFA 2 avec l’équipe première. L’an dernier, il contribua au maintien des U19 nationaux tout en s’entraînant (et jouant) au quotidien avec le groupe seniors. Avec ses buts, sa classe et ses coups de sang. Un sacré caractère !

Du match face à l’AJA, Lilian ressent de la joie mais aussi un peu de regrets par rapport à sa production personnelle. « J’ai joué avec la grippe... Quand je courais, j’avais l’impression de traîner le poids de Pedretti et Adama Coulibaly réunis ! Je n’étais pas vraiment dedans mais heureusement, on a pu compter sur des gars d’expérience. Si David Coulibaly et Guillaume Benon n’avaient pas fait un tel match, on n’aurait pas réussi ce qu’on a réussi. »

« Guigui », revenu à Wasquehal en octobre dernier après une riche carrière en Ligue 2 et National (ESW, Dijon et Sète), c’est une sorte de guide pour la jeunesse. Un modèle dans les pas duquel Lilian apprécie placer les siens. « Je le connaissais mais lui ne me connaissait pas. Mais malgré l’écart de générations, on s’entend bien. Sur le terrain, il parle beaucoup. J’aime bien ça. On ne l’entend pas des tribunes mais quand je lance une action, il me crie "Allez poulet !" »

Le poulet, Guigui et tous les autres savent en tout cas que demain, face au leader de Ligue 1, « l’équipe qui va finir championne de France », il faudra sortir les tripes pour se montrer à la hauteur. Mais l’événement ne semble pas plus troubler que ça le jeune milieu offensif, juste excité à l’idée de jouer dans un stade comble devant 17 000 spectateurs mais aussi 80 de ses potes, frères, parents ou cousins.
« C’est comme un rêve et je ne ressens pas de stress, plutôt de la joie. Je suis heureux d’aller jouer un match comme ça. Là, on va vraiment voir ce que c’est, la Ligue 1. Ce match, je ne peux pas en donner un prono. Je vais juste aller le jouer. »

 

 

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